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3 questions à Thierry Barbier, médecin fédéral   

30/10/2007

Tu es le seul médecin parmi les délégations présentes (comme à Turin). Quel est ton rôle et en quoi est-ce un plus pour les équipes de France ?
Oui. C'est un plus, même si sur place on ne fait pas de préparation physique, le fait d'avoir un médecin permet aux joueurs d'être psychologiquement en confiance. Il ne se passe pas un jour sans que j'aie à régler un petit souci de santé. Et il est plus facile d'avoir un médecin sous la main que d'en chercher un localement. Mon rôle consiste aussi à faire attention à l'alimentation et au maintien de la condition physique des joueurs afin de ne pas s'écrouler en fin de tournoi.

Photo : la "potion magique du docteur Barbier"


Depuis mai 2005, tu travailles avec les joueurs et les joueuses, quelles sont les améliorations notables que tu as pu noter ?
Aujourd'hui en équipe de France, la plupart des joueurs font du sport de manière régulière, j'en veux pour preuve que deux de nos joueurs ici à Héraklion ont un classement au tennis ! Je pense que leur condition physique s'est améliorée et cela a eu un impact sur leur progression échiquéenne.

On peut voir une bouteille d'un liquide jaune à côté de chaque français lors des parties, cela intrigue beaucoup les autres équipes. Est-ce la potion magique du druide Barbier ?
C'est juste une préparation comme en utilisent les sportifs. Elle permet d'effacer la fatigue et de rester vigilant du début à la fin du tournoi. La composition exacte est enfermée dans un coffre doublement sécurisé dans une banque suisse ! De plus, cela a une impact psychologique important sur les adversaires, car nous sommes les seuls à avoir ce type de préparation. C'est un atout de plus quand une partie peut se jouer sur un détail.