Chronique 7 : 3 questions à...
26/04/2009
Vincent Riff. Après avoir participé à 15 championnats en tant que joueur, Vincent est depuis 6 ans entraîneur au club de Mulhouse.
Photo : Vincent Riff à Aix-les-Bains
Comment se passent les championnats pour Mulhouse ?
Les championnats se déroulent plutôt bien, puisque beaucoup d'élèves sont bien positionnés, avec une grosse chance de titre en Cadettes (Emma Richard), et de bonnes opportunités en pupilles (Viennot Dylan) et cadets (Nicolas Blum). L'ambiance est un peu particulière pour la délégation du Haut Rhin, étant donné que tout le monde dort au même endroit, ce qui facilite grandement les préparations orchestrées par Jean-Noël Riff, Emmanuel Bricard et moi-même.
Les résultats sont particulièrement bons pour le moment, en espérant que cela va se poursuivre jusqu'à la dernière ronde.
Du côté de l'organisation, aucune fausse note n'est à signaler, les moyens mis en oeuvre sont comme d'habitude excellents dans la ville d'Aix, avec de superbes conditions de jeu.
On remarque que chaque année les préparations sont de plus en plus poussées, ce qui rend le rythme de vie d'un entraîneur très difficile pendant le championnat. Il faut en moyenne entre 1 et 3 heures pour effectuer une bonne préparation selon le niveau de l'élève. Les longues nuits et les après-midis à analyser sont assez éprouvantes.
Quels sont les apports de ta formation dans le travail de préparation échiquéen ?
Je termine actuellement mon diplôme d'éducateur sportif, et poursuis mon travail d'entraîneur d'échecs dans le même temps au club de Philidor Mulhouse.
En ce qui concerne ma formation, elle me permet de développer et d'approfondir mes connaissances au niveau pédagogique et préparations de séances, ce qui est très utile pour les échecs.
Cela est très profitable pour par exemple l'organisation d'une journée type pendant un championnat de France (sommeil, temps de préparation, alimentation, activités sportives...).
Je remarque année après année, que la préparation mentale et physique permet aux joueurs de mieux terminer les championnats.
La fatigue et la tension accumulées sont souvent signe d'une baisse significative du niveau de jeu. La gestion du sommeil et des temps de repos avant les parties sont à mon sens tout aussi importants que la préparation échiquéenne en elle-même.
Comment se déroule la formation à Mulhouse ?
En ce qui concerne mon club à Mulhouse, nous travaillons depuis quelques années déjà avec mon frère Jean Noel, et le travail sur le long terme commence à porter ses fruits, avec l'aide pendant l'année des connaissances et du savoir faire de Emmanuel Bricard.
Claude Schmitt, le président du club nous donne les moyens de travailler sur des projets très concrets avec l'organisation pendant l'année de stage de perfectionnement et la possibilité de travailler sur la durée avec les enfants.
La politique du club est axée clairement sur les jeunes, avec cependant un noyau adulte solide avec une équipe de TOP 16 compétitive et des équipes en n1 et en n2.
Le climat familial qui règne est propice à l'épanouissement des enfants et le sentiment général est une évolution très positive depuis 4-5 ans.
Comment envisages-tu l'avenir ?
Après l'obtention du diplôme, plusieurs projets sont dans ma tête. J'envisage de passer le DEFFE 2e niveau pour les premiers temps, et par la suite, si la fédération devient délégataire, de continuer à m'occuper de stages organisés par la FFE (avec une spécialisation sport), et de devenir éventuellement maître de stage pour des formations diverses (DAFFE...). Le soutien de la fédération depuis 1 an et demi, qui me supervise par l'intermédiaire de Jordi Lopez me permet de voir l'avenir avec ambition et sérénité.
Au niveau de mon club, j'ai plusieurs projets qui me tiennent à coeur pour l'an prochain, notamment parfaire les programmes de formations, et développer une approche pédagogique et technique encore plus performante pour l'initiation aux échecs.
Au niveau personnel, j'espère obtenir le titre de MI l'an prochain. (Je possède déjà une norme).








