La chronique de JB... (10)
21/08/2009
ALEA IACTA EST !
En venant à bout de Romain Edouard dans une finale de tours indécise, Vladislav Tkachiev a encore frappé un grand coup. Le coup de trop, a priori, pour Maxime Vachier-Lagrave, incapable de passer l'obstacle Feller avec les noirs. Avec un point d'avance et des appariements favorables, le titre tend les bras au sociétaire du club de Cannes.
Mais à toute reine, tout honneur. Sophie Milliet sera la championne de France 2009. Un nouveau titre parfaitement mérité, acquis principalement dans les matchs allers. Plus fébrile dans les matchs retours, Sophie aura par ailleurs bénéficié du réveil de Silvia Collas qui a empêché les poursuivantes de rejoindre Sophie. Pour le suspense, on aurait souhaité voir Silvia en forme dès le début, ce sera pour une autre fois.
La double championne de France s'est littéralement baladée dans le National Féminin, dont la nouvelle formule devait apporter un plus grand intérêt sportif que lors des éditions précédentes. Les absences conjuguées de Marie Sebag et d'Almira Skripchenko auront atténué les bienfaits de cette innovation, mais elles n'enlèvent rien au mérite de Sophie, au risque de me répéter. Bravo, donc, et bonne chance aux autres pour les places d'honneur, qui risquent d'être très disputées lors de la dernière ronde.
Tkachiev s'envole donc vers son deuxième titre, trois ans après celui de Besançon, déjouant tous les pronostics.
Alors que tous (moi y compris) voyaient déjà Maxime champion avant même la première ronde, la glorieuse incertitude du sport a encore frappé.
Attendons tout de même le verdict définitif de cette dernière ronde...
L'accession du National B vers le National A se jouera entre quatre joueurs. Emmanuel Bricard semble le mieux armé pour cet objectif, après sa nulle contre Kevin Terrieux. Il devra néanmoins assurer la nulle avec les blancs contre Aliaksei Charnushevich, un autre de nos prétendants, un demi-point derrière. Anatoli Vaisser, au même rang, et Thal Abergel, de retour des abîmes du classement, devraient également se mêler à la lutte. Réponse demain.
Pour l'heure, fêtons notre championne et notre presque champion !
Jean-Baptiste Mullon








